MEDILOR   Médecins d'Intervention de Lorraine

Suite au tremblement de terre survenu à Bam en Iran, une équipe est prête à partir.

Vous trouverez sur cette page les informations concernant cette mission qui serait la 15ème pour MEDILOR

Les informations seront données dans l'ordre chronologique inverse, 1 fois par jour.

 

Le 3 janvier 2004 :

Après un nouveau contact avec l'ambassade de France à Téhéran, nous décidons d'annuler définitivement notre alerte pour une mission en Iran.

 

Mardi 30 décembre 2003 :

DERNIERE HEURE : Ce jour à 13 heures, Yves nous a téléphoné par valise satellite : avec son groupe, ils sont arrivés hier soir sur l'aéroport de BAM. Leur matériel a été confisqué à Téhéran et selon ses propres dires, ils sont comme des réfugiés logés sous une tente et nourris par le Croissant Rouge Iranien. Ils attendent une opportunité pour rentrer. Et il a insisté pour que MEDILOR ne vienne pas en Iran.

 

Lundi 29 décembre 2003 :

16 heures :

C'est l'heure limite pour les réservations et le départ du matériel. Après concertation de l'ensemble du groupe, la mission est annulée. Nous ne pouvions pas garder le personnel plus longtemps "sous pression", il valait mieux les libérer pour qu'ils puissent reprendre leur travail, car si le départ était retardé, le retour aurait quand même du se faire à la même date.

Si la situation s'éclaircit et que les besoins persistent, nous remonterons une mission avec une autre équipe.

15 heures :

Nouvel appel de l'ambassade de France à Téhéran. La mission est déconseillée. Pas de nouvelle d'Yves.

14 heures :

Le Quai d'Orsay nous confirme les informations données par son ambassade

L'ambassade d'Iran nous dit que nous pouvons partir, mais qu'il est possible que nous devions attendre juste un ou deux jours pour arriver sur les lieux. Les autorités seraient débordées, il n'y aurait plus de camions et de bus pour se rendre sur place.

10 à 14 heures :

L'attente se poursuit, nous avons bloqué toute dépense supplémentaire (nourriture, billets), nous donnant jusqu'à 16 heures, heure limite de départ du camion pour déposer le fret à Orly.

10 heures :

L'ambassade de France à Téhéran, prévenue de notre arrivée par le Quai d'Orsay, nous appelle pour nous confirmer que le Croissant Rouge Iranien qui dirige les opérations de secours, refuse tous les détachements en personnels et renvoient les équipes de sauveteurs-déblayeurs. Nous lui reconfirmons que nous faisons du soin aux blessés et de la médecine générale et que les besoins dans ce domaine vont s'accroître avec le temps. L'ambassadeur va reprendre contact avec les Iraniens.

Toujours pas de nouvelle d'Yves.

8 heures :

Les premières nouvelles données par France Infos nous inquiètent : les autorités iraniennes bloqueraient toutes les équipes à Téhéran, les empêchant de se rendre sur place.

Nouveau contact avec l'ambassadeur d'Iran : "Non, il n' y a aucun problème, allez-y vous verrez bien sur place "

Nous contactons la direction nationale de la Protection Civile qui a envoyé une équipe de 19 secouristes, dirigée par un des nos logisticiens, Yves, pour savoir s'ils ont des nouvelles "fraîches". Il était convenu qu'il nous appellerait dès son arrivée pour nous informer. Pour eux le départ avait eu lieu samedi soir avec passage par Londres pour rejoindre Téhéran. Ils n'avaient quitter Londres que dimanche soir  et devaient arriver à Téhéran 2 heures du matin.

Leur direction n'avaient aucune nouvelle.

Contact avec le Quai d'Orsay : pas de nouvelle de leur côté, mais une réunion inter-ministérielle était prévue sur l'Iran à 11 heures. On nous rappellerait juste après.

En attendant, le matériel était présenté à la douane et les documents établis.

 

Dimanche 28 décembre 2003 :

De 10 heures jusqu'à l'aube du 29 :

Le matériel est vérifié, mis en cantines et pesé. Les médicaments sont conditionnés et adaptés au type de catastrophe et au climat (- 10 degrés la nuit, ce qui laisse supposer beaucoup de pathologies infectieuses)

Finalement le fret représente environ 4 tonnes, 8 m3 et 98 cantines et cartons, plus 16 sacs à paquetage personnels.

Dans le même temps a lieu la recherche des places d'avion pour le personnel et le fret. Si trouver de la place pour le personnel ne pose trop de problème, caser 8 m3 de fret est très difficile. En effet seuls des avions de petite capacité effectuent des liaisons avec Téhéran (peu de tourisme)

Les prix sont aussi très variable d'une compagnie à l'autre : 

Paris - Téhéran par une grande compagnie nationale française : 458 euros (3000 francs) l'aller-retour +  12.2 euros (80 francs) du kilo de fret en bagages accompagnés pour le fret

Paris - Téhéran - Keramm (ville située à 120 km. de Bam : 53.36 euros aller retour par Turkisch Airlines. Le fret est offert gratuitement, en remerciement des 3 interventions que MEDILOR a déjà effectué en Turquie. Qu'ils en soient remerciés.

Les places sont donc réservées : décollage d'Orly mardi 30 à 16 heures, escale à Istanbul, arrivée à Téhéran le mercredi 31 à 2 heures du matin, redécollage dans la nuit et arrivée à Kerram à 10 heures du matin.

Tout le monde est heureux de pouvoir intervenir.

10 heures :

Suite à l'intervention de l'un de nos membres auprès de l'ambassade d'Iran à Paris, les visas sont accordés immédiatement et les femmes acceptées. Mais elles devront travailler voilées et porteuse d'une robe longue.

8 heures :

Nous attendons l'accord de l'ambassade d'Iran pour les visas et savoir si des femmes sont

acceptées dans l'équipe. En effet notre personnel para médical (infirmières, sage femme) est essentiellement féminin.

Si leur participation était refusée, nous serions obligés d'annuler cette mission

Samedi 27 décembre 2003 :

Nous attendons toute la journée une réponse des Iraniens. Pendant ce temps, une équipe est constituée. Il n'est pas facile en ces périodes de fêtes et de congés de trouver des remplaçants, un collègue qui a déjà fait une garde pour Noël qui accepte de faire celle que vous deviez faire pour le Nouvel An.

Néanmoins, 16 membres sont près à partir. La difficulté est accrue par le fait que les femmes ne sont pas autorisées.

Les logisticiens préparent le matériel.

Vendredi 26 décembre 2003 :

A l'aube, un tremblement de terre de forte intensité secoue la ville de Bam et sa région, région située au sud-est de l'Iran.

Rapidement dans la matinée, les informations font état de nombreuses victimes.

L'alerte est lancée au niveau de MEDILOR. Les contacts sont pris avec la délégation à l'action humanitaire du Quai d'Orsay et l'ambassade d'Iran à Paris.

Mais l'Iran n'a pas demandé l'aide internationale.

 

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